jouer autrement le devenir marchandise des oeuvres


A l’origine de shagaï, il y a l’idée qu’un projet artistique peut constituer des communautés de pensée et d’action. Que la participation du public peut être autre chose que la consommation de spectacles ou de divertissements. Que des personnes peuvent être intéressées pour prendre collectivement la responsabilité de l’existence de ce qu’il va advenir à travers une proposition artistique : de l’imprévisible, de l’impensable, du trouble.

shagaï est une hypothèse : celle de jouer autrement le devenir marchandise des œuvres. Elle induit d’autres comportements qui favorisent l’élargissement des contextes d’émergences, d’inscriptions et de circulation de l’art. A la logique d’acquisition de l’œuvre, elle suggère d’autres attitudes plus amènes à l’esprit de nombreux travaux contemporains, celle de l’échange et de la participation.

Concrètement, shagaÏ est un site internet qui s’articule autour de recherches artistiques et des contributions des internautes : shagaï accueille des projets artistiques en cours d’élaboration. Les espaces ouverts sur le site sont des lieux de travail et non des vitrines. Des outils spécifiques sont créés pour faire circuler les mots, les images et les sons de façon particulière selon chaque proposition. Ces indices inciteront à interagir avec les processus de travail mis en place.

shagaï est une expérience qui s’adresse à toutes personnes curieuses du fait artistique, intéressées par l’art. Elle fédère des intérêts à partir d’initiatives artistiques individuelles ou collectives.

shagaï est une proposition artistique. Elle induit des déplacements d’attitudes face à l’œuvre en train de se construire. Cette initiative ne se substitue pas aux réseaux existants mais elle offre d’autres voies à explorer qui viennent compléter les paysages existants. Shagaï évolue à l’écoute des contributions suscitées par l’entreprise. A ce jour, une trentaine de personnes se sont mises au travail pour construire shagaï.